Une année de séries sous le signe de la nostalgie


Au début des années 2000, on s’était fait la spécialité à Hollywood d’adapter les séries cultes au format cinéma. Désormais, on emprunte les pitchs de base de plus ou moins grands films pour les développer sur une voire plusieurs saisons…d’une série. Eh oui. Voyons là naturellement tout une symbolique : comme un passage de flambeau.

Du ciné à la TV

En 2016, la tendance est que les gens préfèrent voir des séries plutôt que de se rendre au cinéma. On aime s’enticher d’un antagoniste, et suivre jusqu’à la genèse-même des personnages secondaires. Etre nourri de rebondissements et avoir sa petite « famille » de héros qu’on aime bien retrouver religieusement une fois par semaine dans son salon.

Parmi les films adaptés en série actuellement, il y a du monde qui se bouscule au portillon : Le Transporteur, Scream, Fréquence Interdite, Taken, L’Arme Fatale, Sleepy Hollow, MacGyver, Training Day, et même…L’Exorciste ! J’arrête là. Dieu merci, il y aura toujours de quoi nous surprendre et nous divertir au sens le plus passionnant du terme. Ouf !

Back to 1963 !

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Qui n’aime pas se laisser emporter par le thème alléchant du voyage temporel ? Portée par un James Franco charismatique, une intrigue bien huilée (adapté d’un roman de Stephen King), une reconstitution parfaite et quelques rôles secondaires marquants, 22.11.63 est une mini-série de 8 épisodes qui vous emportera dans un marathon endiablé des plus prenants.

Une petite magie semblable à celle procurée par la trilogie Retour vers le Futur (malgré une histoire évidemment bien différente) s’emparera vite de vous après le 2nd épisode. Puis vous soufflerez avec Jake Epping (James Franco) dans sa quête semée d’embûches et instructive qui consistera à faire échouer l’assassinat du Président John Fitzgeral Kennedy. Changer l’Histoire…

L’œil rivé sur Lee Harvey (attention, petit spoil)

Loin des méandres des diverses et très plausibles théories du complot militaro-politiques exposées dans le géantissime film JFK d’Oliver Stone, l’histoire se fixe ici sur l’unique théorie que le responsable de ce drame national n’est autre que Lee Harvey Oswald.

Quand, comment et pourquoi le tueur aujourd’hui toujours présumé assassin de Kennedy serait passé à l’acte ? Les scénaristes ont aussi bel et bien développé cette partie, avec l’entourage de ce dernier, interprété par des acteurs brillants et pourtant peu connus. Ce qui donne droit à pas mal de choses très intéressantes, pour les passionnés, et même les néophytes.

Un duo vraiment magique (attention, tout petit spoil)

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Pour conclure, Sarah Gadon et James Franco forment un couple des plus magiques vus dans une série. Non, non, sérieux, s’il y avait un titre d’Emmy Awards dans cette catégorie, ils le gagneraient et ce serait amplement mérité. Dommage qu’il y ait un début…et une fin, après 8 épisodes. Seul point négatif. C’est dire.

Les 80’s en Force !

E.T, Star Wars, Rencontre du 3e Type, Les Goonies…

La série Stranger Things a su nous saisir par la corde la plus sensible de notre enfance. Moults références aux films que nous regardions sur des K7 vidéos. Science-fiction, aventure…Une fois de plus, une série qui restitue avec fidélité une époque, un esprit…Tout un environnement et un événement qui prend racine dans les années 80.

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Une base secrète où sont pratiquées des expériences scientifiques, un enfant qui a des pouvoirs, et une bande de potes à bicyclette, malins et débrouillards, qui vont tout faire pour retrouver leur ami disparu. Simple et efficace. Une Ode aux films de Spielberg, Zemeckis et autres George Lucas. Peter Jackson (Trilogie The Hobbit) a adoré cette série. Un grand gosse, comme les 3 autres cités précédemment. Normal. Stranger Things a marché avec de beaux scores d’audience.

Résultat : on tient une 2e saison qui débarque l’été prochain. Jouissif ! Hip hip hip hourra. Tant que la recette reste la même, ça peut durer 10 ans. « I Want Some ! » comme dit Duke Nukem. Et sans modération.

Cowboys 2.0

Inspiré tout droit du film éponyme sorti en 1973, avec dans le rôle-titre Yul Brynner, Westworld est la Bombe de HBO qui a démarrée début octobre. L’histoire ? Un immense centre de vacances où les clients peuvent vivre des aventures scénarisées plus vraies que nature à l’époque des cow-boys. Le tout dans un Farwest reconstitué et peuplé de leurs hôtes qui ne sont autres que des cyborgs de chair et d’os synthétiques. Anthony Hopkins et Ed Harris sont déjà deux noms qui suffisent à susciter le respect au casting. Bien d’autres comédiens de renom, tous habituellement rodés au cinéma répondent présent pour une grande aventure qui s’annonce épique.

 

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Le nouveau Western

Après 4 épisodes aujourd’hui diffusés, la série affiche plusieurs intrigues haletantes, des effets spéciaux impressionnants, et nous en met plein la vue avec des paysages splendides qui donnent envie de prendre le 1er billet d’avion en partance pour les contrées sauvages de l’Ouest de Delos (nom du centre de vacances). Pour les intéressés, l’un des sites de tournage de la série des plus remarquables est le village de Castle Valley situé dans le Comté de Grand, dans l’Utah (photo ci-dessus).

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Aventure, pouvoir, humanité, philosophie et quête d’identité…Tout autant de thèmes importants dans ce TV show qui suinte par tous les pores l’ambition et la volonté de nous servir du caviar sur un plateau à chaque épisode. Une série d’une classe Shakespearienne doublée d’un charme semblable aux 3 premières saisons de LOST (en mieux encore !). A chaque épisode, on comprend qu’est en train de naître ce genre de mythologie qui va nous tenir en haleine très longtemps. Forums, sites dédiés…La genèse grandissante de Westworld va faire l’objet de nombreux questionnements. Espérons cependant, contrairement à LOST, que chaque question aura bien son lot de réponses, cette fois.

L’Amérique, l’amérique…

Western, années 80 et les sixties. Voilà 3 périodes auxquelles Hollywood, machine à rêve et de nostalgie, aime rendre hommage à coups de productions cinématographiques. Aujourd’hui, c’est en série que ça se passe. Le petit écran : flambeau grand et fort de la pop-culture made in USA. Encore et pour toujours ? En tout cas, 2017 sera ainsi.

Vince C.

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3 pensées sur “Une année de séries sous le signe de la nostalgie

  • 14 novembre 2016 à 12 h 28 min
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    Eclairage intéressant sur ce retour à la mode des années 80 et surtout de l’adaptation de plus en plus fréquente film->série, ce qui indique également un véritable changement du mode de consommation et ce qui sous-tend que le « microcosme » des séries devient particulièrement rentable en comparaison de ce qui se faisait dans les années 70 à 90 (globalement, ça faisait franchement cheap à tous les niveaux).

    A noter que parfois, la série est bien meilleure que le film (Daredevil à tout hasard).

    Un point de désaccord néanmoins : je n’ai pas l’impression que les séries remplacent le fait d’aller voir un film au cinéma, d’autant qu’une sortie qui cartonne se compte toujours en dizaines de millions de places vendues.

    Autre point, j’ai la nette sensation que l’époque ou l’on attendait de voir son épisode hebdomadaire est en grande partie révolue, à de rares exceptions comme The Walking Dead ou Game of Throne. De ce que je peux observer, on est globalement dans un système ou l’on consomme une saison d’un bloc (comprendre : à la demande, sans être dans l’obligation d’attendre le prochain épisode la semaine suivante).

    L’exemple de Netflix de ce point de vue est assez révélateur : à de rares exceptions, l’immense majorité de leur catalogue est diffusé par saison entière. Dernier exemple en date, la série Luke Cage dont la saison 1 était intégralement disponible dès le premier jour.

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  • 21 décembre 2016 à 12 h 17 min
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    C’est vrai : le cinéma a toujours énormément de succès malgré tout, et c’est tant mieux. C’est peut-être une erreur de ma part d’avoir un peu trop généralisé le phénomène dans mon appréciation. J’ai comme référence mon entourage (cousins, amis …) qui me disent préférer l’intrigue développée d’une série sur leur TV qu’un film au ciné où tout se conclut en 2h maxi. Pour ma part, j’avoue ressentir la même exigence à présent. J’appuierais juste ce constat que nous sommes bien plus nombreux qu’il y a 10 ans à préférer être pris dans une intrigue de série (de qualité) que d’un film. Les séries ne sont pas en passe de remplacer le cinéma mais représentent une alternative de plus en plus séduisante. Une tendance. Me voilà d’un coup moins absolu dans mon analyse 🙂

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  • 21 décembre 2016 à 12 h 19 min
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    J’ajouterais que Game of thrones et Walking Dead sont loin d’être les seuls à être suivis religieusement tout de même ^^

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