« Les 7 Mercenaires » ou « Le jeu des 7 différences »

Avis très rapide en avant-propos : CORRECT

« Les 7 Mercenaires » sorti le 28/09/16 est le dernier film d’Antoine Fuqua, réalisateur yes man mondialement reconnu pour son réussi « Training Day » et pour son moins réussi « Le Roi Arthur« . Habitué à travailler dans différents univers cinématographiques, il s’attaque ici au remake du western culte de 1960, lui aussi un remake du film japonais de 1954 « Les 7 Samouraïs ».

Remake réussi ou dispensable ?

 

Le scénario :

Les persos sont clichés mais certains sont attachants
Les persos sont clichés mais certains sont attachants

En 1879 une petite ville est sous le joug d’un vil et avide commercial, Bogue. Il répand mort et désolation afin de pousser les habitants à lui vendre leurs terres à un prix dérisoire. Cela ne peut durer et la séduisante Emma Cullen décide de faire appel à un chasseur de primes, Sam Chilsom, interprété par Denzel Washington. Ce dernier monte une équipe de sept cowboys qui vont défendre la ville contre l’assaut des hommes de Bogue…

Un scénario certes simple mais efficace. Sans vouloir m’amuser à comparer les différences entre les films, ici l’histoire est centrée sur le village, sur ses habitants. L’important n’est donc pas vraiment l’équipe en soi mais l’évolution de leurs relations, que ce soit entre eux ou bien vis à vis des villageois. Là où dans le film de Sturges de 1960 les membres de l’équipe étaient juste qualifiés par leur personnalité, ici ils ont un background, une volonté plus marquée de les rapprocher du spectateur. Cela ne fonctionne pas très bien, les histoires ne sont pas assez travaillées et le grand nombre de personnages fait que l’on ne s’attache pas plus à l’un qu’à l’autre. Il y a bien sur (film hollywoodien oblige) des facilités scénaristiques, en particulier le duel final. Je suis toujours étonné de voir un western avec comme héros un cowboy noir alors qu’on ne verra pas un autre noir du film (le contexte historique c’est important dans un film).

 

Les personnages :

L’importance des relations entre les persos
L’importance des relations entre les persos

Grosse section sur les personnages vu qu’il y a une équipe de sept héros, je vais passer vite sur certains qui semblent juste être là pour faire le nombre.

Sam Chisolm est le membre principal de l’équipe, il est interprété par Denzel Washington qui comme à son habitude enrichit le rôle de son charisme. Il est droit, juste, incroyablement skillé avec ses colts. Il semble posséder une part d’ombre qui le pousse à accepter cette mission. Je l’ai précisé avant mais c’est le seul noir d’un western qui se passe en 1879 (Django).

Josh Farraday est le premier membre recruté par Chisolm, il est interprété par Chris Pratt qui monte de plus en plus dans le gratin du casting hollywoodien. Le personnage est drôle, tête brûlée et irrévérencieux, un peu comme tous les personnages joués par Pratt en somme.

Goodnight Robicheaux est une ancienne gloire de la Guerre de Sécessions, il connait Chisolm depuis longtemps et est un tireur d’élite hors pair. Il est interprété par Ethan Hawke qui en fait un peu des caisses mais ça reste correct. Il est toujours accompagné de Billy Rocks, un assassin hors-pair chinois joué par le sud-coréen (la logique hollywoodienne) Lee Byung-Hun qui est LA star du cinéma de son pays. Personnage peu intéressant, il amène quelques scènes d’action différentes avec ses couteaux.

Jack Horne est le trappeur barbu de 120 kg qui dépèce des ours et des adversaires. Il est interprété par Vincent D’Onofrio qui en fait mais alors des ultra-caisses. Le bourrin du groupe au grand coeur car il est fervent catholique (il dépeçait des indiens dans le temps, mais il a bon fond). L’indien du groupe est Red Harvest, interprété par Martin Sansmeier (que je ne connais absolument pas) et qui lui est vraiment là pour faire le nombre avec le mexicanos du groupe, Manuel Vasquez interprété par Manuel Garcia-Rulfo (que je ne connais pas non plus).

Rien à dire sur ces deux persos, ils sont caricaturaux et sont là pour remplir une sorte de quota des films de Fuqua, l’indien, le mexicain, le black, le blanc catholique, le protestant, etc…

 

La réalisation :

Oui c’est beau, mais l’éclairage n’y est pour rien
Oui c’est beau, mais l’éclairage n’y est pour rien

Je n’ai pas pour habitude de faire attention aux annonces publicitaires, mais là je ne pouvais pas esquiver ça. Sur une affiche promotionnelle du film on vente les mérites du film par « un western bien éclairé et bien cadré ». Alors oui les plans sont beaux, bien cadrés. Fuqua fait la part belle aux mouvements de caméra à la grue, la fluidité est agréable à voir, les scènes d’action ont un cachet certain. Mais bien éclairé non, c’est du mensonge. Le film est beau car il se passe, comme tous les westerns, dans des paysages magnifiques avec une lumière naturelle tout simplement magnifique.

Je m’excuse pour petit coup de gueule mais j’aime pas qu’on me mente. Alors oui le film est un très bon divertissement, l’action est lisible et la technique est aux petits oignons. Le son est nickel, la musique est sans saveur. On rentre dans l’univers sans souci, l’équipe fonctionne bien et on prend plaisir à suivre le film.

 

Conclusion :

BOOM !!! PAN-PAN !!! (oui j’ai 4 ans devant ces films)
BOOM !!! PAN-PAN !!! (oui j’ai 4 ans devant ces films)

On a donc un film qui est divertissant mais qui pose une question, quel est l’intérêt de faire un remake d’un classique ? Si c’est pour faire un film qui se regarde et qui ne provoque rien de plus je ne pense que ce la soit nécessaire de dépenser autant d’argent. Si on met de côté l’aspect remake, le film est largement dans la moyenne des films d’action hollywoodien du moment, ceux où le cerveau n’est pas l’outil nécessaire au visionnage malheureusement.

La juste note de vanRage : 6/10

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vanRage

Chroniqueur cinéma

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